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24.12.2013

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Quand l'inclusion énergétique aide à lutter contre la pauvreté

Comme nous le disait Sébastian Groh - Project Manager chez MicroEnergy International (MEI) en Allemagne - lors du Sommet 2013 du Groupe Partenariats contre la Pauvreté : "L'inclusion financière provoque l'inclusion de l'énergie et l'inclusion de l’énergie provoque l'inclusion financière. Il s'agit d'une relation bidirectionnelle qui combine initiatives financières et initiatives énergétiques".

Un nouveau marché

Si vous étiez présents pendant le sommet qui s’est tenu aux Philippines en octobre dernier, S. Groh vous aura alors appris qu'environ 1,6 milliards de personnes n'ont pas accès à la fois aux services financiers et aux services énergétiques.

Afin de dégager le lien qui lie l'inclusion financière avec l'inclusion énergétique, S. Groh a illustré pour nous les synergies qui peuvent exister entre ces deux solutions :

De nouveaux projets

Nous avons appris lors de ce sommet que certaines organisations telles que la Banque Asiatique de Développement (BAD) située aux Philippines, commençaient à développer des projets en vue de lier inclusion financière et inclusion de l'énergie. D'ailleurs, l’un de ces projets consiste à utiliser l'énergie solaire pour le chauffage et l'isolation des logements au Tadjikistan et ce afin de résoudre le déficit énergétique actuellement connu dans ce pays.

En s’attaquant à ce nouveau marché, l'organisation a voulu élaborer une solution commercialement viable et durable afin que celle-ci puisse offrir des crédits abordables pour les ménages. La BAD a également choisi de privilégier les Institutions de Microfinance, car celles-ci s'avèrent parfois plus efficaces dans ce secteur que la d'autres institutions financières plus traditionnelles.

En outre, les différents projets établis afin de lutter contre la pauvreté restent fragiles et prennent beaucoup de temps pour être mis en oeuvre.

Nous savons également que le projet proposé par la Banque Asiatique de Développement tente de fournir une facilité d'investissement au gouvernement tadjik, afin que ce dernier puisse prêter aux IMFs à un taux plus bas que le taux conventionnel de la banque centrale.

De plus, la BAD a demandé au gouvernement de faire passer les IMFs sur la base d’un taux fortement réduit afin de permettre aux populations locales d’accéder plus facilement à un crédit. Ainsi la Banque Asiatique de Développement travaille actuellement avec les coopératives locales (qui traitent les matières premières et fabriquent certains des produits de base) afin d’essayer de créer plus d'emplois pour les Tadjiks.

Un avenir prometteur, mais...

De toute évidence, même si ce type de projet offre de grandes perspectives concernant la lutte contre la pauvreté dans les pays en développement, nous savons que cela prendra beaucoup de temps pour que de telles mesures puissent être effectivement mises en place de façon efficace. Beaucoup d'efforts devront ainsi être faits par les différents acteurs influents du secteur privé et des IMFs, afin de consolider toutes ces idées et d'offrir aux populations des pays financièrement défavorisés une solution appropriée.

Ce dont nous pouvons être sûr pour le moment, c'est que certaines organisations essayent réellement de soutenir le secteur privé afin de mettre en œuvre des projets viables et de créer différents Business Model qui pourraient être plus efficients que ceux connus jusqu'à présent.

Sources: Partenariats contre la Pauvreté, 1OO millions d’idées

Tags: Microfinance, Ecologique, Tadjikistan, Les Philippines, Partenariats contre la Pauvreté, l'inclusion financière, l’inclusion énergétique, MicroWorld