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16.12.2013

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Quand le microcrédit favorise l'accès à l’assainissement autonome

Comme nous le savons l’absence ou l’insuffisance du nombre d’infrastructures destinées à l'assainissement des eaux au sein des pays les plus défavorisés, est à l’origine d’un grand nombre de maladies infectieuses. Nous savons également que ce type de pathologies constitue l’une des premières causes de mortalité infantile dans le monde…

Une lueur d’espoir

C’est un fait, le financement de systèmes d’assainissement répondant aux normes occidentales représente un investissement faramineux pour les pays en développement. Or, nous connaissons bien l’importance et la nécessité de mettre en place de tels systèmes au sein de ces pays, afin de pallier aux différents dangers qu’entraîne le manque d’hygiène des populations locales.

Fort heureusement il semblerait que différentes initiatives aient d’ores et déjà été mises en place, afin de proposer des solutions viables et surtout « abordables » pour ces pays largement défavorisés et dépourvus de ressources financières stables et/ou conséquentes. D’ailleurs, il s’avère que l’une des solutions proposées pour faire face à cette problématique réside dans l’utilisation du microcrédit. En effet, cette initiative est à l’origine de quatorze expériences menées depuis 1981 dans plusieurs pays d’Afrique, mais également en Inde, au Vietnam et au Pérou.

L’innovation au service de l’assainissement

Vous l’aurez compris, le recours à la microfinance s’avère être une solution très prometteuse pour venir en aide aux populations touchées par la propagation de maladies infectieuses. Celles-ci étant dues à l’absence ou au manque d’infrastructures d’assainissement opérationnel sur les territoires concernés. En outre, le microcrédit apparaît ici comme un relais de financement innovant permettant la mise en place et le déploiement de systèmes d’assainissement efficaces et autonomes.

Nous savons ainsi que le recours au microcrédit apporte son lot d’avantages, puisqu’il permet de produire un effet de levier rendant possible la construction d’infrastructures d’assainissement plus nombreuses et en faisant usage de moyens limités. De plus, il permet une allocation améliorée des ressources disponibles grâce au rôle de signal joué par l’acceptation du crédit par les emprunteurs. Enfin, on peut également noter que l’usage du microcrédit apporte aux populations concernées la promesse d’une certaine pérennité pour les mécanismes les mieux adaptés.

Une offre personnalisée

Autre fait marquant, il semblerait que le rapprochement de l’offre et de la demande concernant le microcrédit pour l’assainissement requiert que certaines Institutions de Microfinance (IMF) se mobilisent. En effet, nous savons que celles-ci doivent répondre à différentes questions destinées à mieux cerner les besoins des populations et leur capacité à acquérir ce type de service financier. En résulte ainsi une personnalisation de l’offre concernant les prêts accordés afin d’apporter des conseils et un suivi adaptés quant aux différents projets lancés sur des territoires comme l’Afrique, l’Inde, le Vietnam ou encore le Pérou.

Pour plus d’information concernant ce sujet n’hésitez pas à visiter le site de CGAP (Portail de la Microfinance), afin de retrouver le rapport complet de toutes les démarches et solutions évoquées durant l’article : Le microcrédit pour l’accès à l’assainissement autonome

Sources : CGAP Le Portail Microfinance

Tags : Afrique, Inde, Vietnam, Pérou, système d’assainissement de l’eau, hygiène, pays en développement, microcrédit, MicroWorld, CGAP